Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen
Aller à la page: 1, 2, 318, 19, 20  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OriginalBug Index du Forum -> Notre Passion -> Nos Projets
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:01 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Bonjour,

Vous trouverez un copié/collé de tous les posts de Franckdoyen sur la resto de sa découvrable.
Il faudra peut-être editer certains posts pour que ca soit lisible...

Kévin.


La coccinelle a été achetée il y a quelques temps, et on est d'abord passé par la Fiat 500. Pour la Coccinelle, la restauration est maintenant un peu avancée et on vous postera les images en respectant l'ordre des travaux. La première, c'est... le parc !



Elle paraît bien, de loin, mais en y regardant un peu, il y a vraiment du mal !!! Elle a été refaite 'à l'américaine', avec des toles juste pointées sur la corrosion des sous-bassement... Le point positif, c'est qu'on sait où on va !!! ;-)

Donc on la prend et la voilà de face chez nous :



Un petit tour du propriétaire :





Sympa, non ?
On démonte tout, les éléments de carrosserie et la mécanique, puis on passe au décoquage... dans le prochain post ;-)
_________________
Kévin.


Dernière édition par OranJina le Mer 25 Nov - 09:06 (2009); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:01 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:02 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Le décoquage a été facilité par le fait que tout est à refaire sur l'ensemble des surfaces de contact latérales. Ainsi, après avoir perdu un tout petit peu de temps avec la technique 'accadémique', on s'est vite rabatus sur la tronçonneuse, et, d'un coup, tout est devenu facile Laughing



Les résistances résiduelles se sont arrangées au burin extra-plat et suite à ça, la caisse ne s'est plus fait prier.



Les longerons étaient encore en place et suffisamment résistants pour sortir la coque sans renforts.
Vous avez remarqué la petite 500 dans le fond ? ;-)

Tant qu'on y était, on a profité du moment pour tomber les planchers et nettoyer les plans de soudage... c'est toujours un boulot ingrat, et quand c'est fait, c'est plus à faire !!!



Hormis les planchers, le chassis n'était pas beaucoup attaqué, sinon quelques endroits facilement réparables sans remplacement de pièce.

les embouts de chapeau de gendarme étaient bien malades :



J'ai donc nettoyé les pièces pour les préparer à la réparation



Puis j'ai posé un embout formé dans une tôle de 1.5 . La pièce est petite, c'est pas grand chose, mais il y en avait besoin !



Les deux embouts réparés, on pouvait passer à la pose des planchers. Ces pièces neuves étaient assez moyennement réalisées comme, par exemple, la position pour le moins 'folklorique' des coulisses de siège :



Pas le choix, on a dépointé et replacé ces coulisses aux bon emplacement. Heureusement qu'on a pris cette précaution car un premier test a confirmé que les sièges n'auraient jamais trouvé leur place là-dedans.
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:04 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

La restauration a débuté en mai 2008 à raison d'une ou deux journées par semaine, des journées très... détendues :-)
On passe pas mal de temps à parloter, à table aussi, donc le rythme est juste soutenu ce qu'il faut ;-)
Aujourd'hui, le soubassement est achevé. Il reste pas mal de travail en nombre d'endroits divers, mais ça avance régulièrement.
Pour les tôles d'origines, à part les planchers et les bas de caisse, on a pas pris grand chose. Vu l'état de la caisse, il était préférable de partir sur du formage... Et, ce qui ne gâche rien, c'est nettement plus intéressant !
Sympa la Monaquatre, Zanza ! Tous nos voeux de bonheur aux mariés.

La pose des planchers ne s'est pas faite sans mal. Les tôles étaient formées à la 'one-again' et il a fallut les reprendre avant soudure. Une fois conformes et préparées, on les a ajustées puis nous sommes passé à l'étape de la soudure. Et là, rien ne s'est passé comme je l'attendais !!! Les points de bouchonnage ne tenaient absolument pas et ceux qui semblaient corrects ne m'inspiraient aucune confiance ! J'ai progressivement augmenté l'intensité mais rien n'y faisait. La fusion semblait parfaite, les points étaient visuellement corrects, mais les tôles se désolidarisaient sous la contrainte et il était hors de question de se contenter de ça. J'ai donc procédé par cordons de cinq centimètres et tout s'est très bien passé ainsi.



Aujourd'hui encore, j'ai du mal à saisir ce qui s'est passé. Je suppose qu'un traitement d'époque, ou l'accumulation progressive des graisse ont perturbé la fusion, mais j'avais pourtant préparé correctement... les grand mystère de la coccinelle ;-)


Suite au remplacement des planchers, il fallait s'attaquer aux renforts avant du chassis, trop fragilisés par l'oxidation. La pièce est tout simple à réaliser, mais nous l'avons taillée dans de la tôle de 2 pour s'assurer d'une bonne résistance. Pour la soudure, un chanfrein aura été nécessaire pour permettre une pénétration correcte.



Un bon meulage là-dessus et nous sommes passés à la caisse... Comme je vous l'ai dit plus haut, le chassis était en relativement bon état !

La caisse a été posée sur deux tréteaux comme cela est apparemment souvent le cas, si j'en crois les forum que j'ai visité. Cette caisse est assez légère pour ça et les tréteaux permettent de la surélever, ce qui est s'est avéré très confortable pour le travail.





Mais la première chose à faire a alors été de renforcer les montants pour éviter les déformations consécutives à la suppression des bas de caisse. Quatre piquets de clôture et un peu de soudure, et le tour est joué... Si, si, ça suffit amplement !





Ces barres ont été soudées parallèlement aux axes de l'auto, ce qui a par la suite permis de s'en servir comme gabarits de montage... pratique !
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:05 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

A ce moment de la restauration, il est devenu inquiétant de poursuivre sans banc de mesure. en effet, les soubassements pourris ne laissaient plus guère de traces des points de fixation et le peu que l'on devinait n'inspirait aucune confiance. Je me voyais mal, par la suite, positionner la caisse sur le chassis sans pouvoir revisser l'ensemble ! Sad
On a donc choisi de perdre un peu de temps dans la réalisation d'un petit banc et on ne l'a pas regretté par la suite ;-)
L'idée est simple. On positionne des piges sur chaque points du chassis et on les relie entre eux par des montants. Ensuite, en retournant ce banc et en le plaçant sous la caisse, on retrouve immédiatement l'emplacement exacts des points avec une grande précision.

Une des piges :


Les piges sont boulonnées sur le chassis et reliées entre elles par des montants :



Une fois soudé, ça donne ça :



Pour finir, quelques réglages pour contrer les déformations de tirage engendrées par la soudure et c'est terminé :



Comme on peut le voir, ce banc ne comporte que six points de contrôle, mais c'est suffisant et, le cas échéant, rien n'empêche d'en rajouter très facilement.
Quelques heures de boulot qui se sont révélées bien précieuses par la suite ;-)
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:10 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

La suite se résume à reconstruire les quatre pieds et à remplacer les longerons. L'arrière étant plus complexe que l'avant, je décide d'attaquer l'avant et, suite à la 'dépose' du bas de caisse, le travail s'annonce passionnant !



La face avant du tablier étant plate, j'ai juste débité une tôle que j'ai pliée pour retrouver le profilé d'origine et le plan de soudure du bas de caisse. Une fois soudé et positionné, ça donne ça :



La doublure est plus ouvragée mais se réalise sans problème dans une tôle unique. On commence par le tracé :



puis la découpe :



Le pliage (excusez la mauvaise qualité de l'image, mais je pensais pas toujours à déclencher...) :



Une fois fignolée, présentée et pointée, ça donne ça :



Et au final, j'ai obtenu ce résultat :



Cette première pièce aura eu le mérite de m'apprendre ce poste MIG que je ne connaissais pas et qui diffère pas mal de celui du garage ! Les réglages ont été délicats à obtenir et ça se voit à la piètre qualité des soudures. Par la suite, j'ai pu retrouver un peu de régularité... heureusement ! ;-)

Comme le reste, le pied avant droit a nécessité une reconstruction. Entièrement pourri, je l'ai repris grace à une succession de petites pièces soudées. Malheureusement, je n'ai pas d'image de l'opération car j'y travaillais sans penser à déclencher Surprised
Ceci dit, le pied avant gauche n'est pas encore refait et j'y penserais à ce moment ;-)

J'ai attaqué avec ça :



Pour parvenir à ça :



A cet endroit, il est important de ne pas monter trop haut car chaque centimètre de restauration coûte cher dans la mesure où les formes sont compliquées. Mais d'un autre côté, il faut bien supprimer la tôle oxydée ! J'ai donc tâté le terrain au semi pour trouver une accroche correcte et j'ai eu la chance de ne pas avoir trop de chemin à parcourir ;-)
L'écrou de fixation d'aile avant droite et évidemment soudé avant la pose de la tôle. C'est rien à faire, mais si on l'oubli, ça devient très problématique par la suite.
Le bas de caisse était ici indispensable puisque la pièce est construite autour de lui, et il a été nécessaire de le positionner le plus précisément possible avant de commencer le travail.

Les deux points arrières ne se contentaient pas d'être HS. Ils avaient en plus été traficotés avec des tôles approximatives :







Le problème, pour moi qui n'avais encore jamais mis les main sur une coccinelle, était de me faire une idée précise de la configuration d'origine. De fait, il s'est passé un peu de temps avant que je commence à tailler dans la bête ! C'est pas le tout de découper, faut ensuite savoir quoi y mettre ;-)



A l'évidence, la première tôle à former était l'avant du passage de roue. Mais voilà, c'était aussi la plus complexe car il apparaît que c'est la seule à être bombée, à la manière d'une sphère. Une simple torsion ne suffisait pas et il a fallut allonger la tôle en la martelant patiemment jusqu'à obtention du galbe désiré... un petit peu de crème apaisante sur l'avant bras, quelques essais et corrections, puis j'ai obtenu une pièce qui me convenait assez bien.



La suite n'est plus qu'une adaptation de la pièce sur la caisse.





IL suffit de poser la pièce découpée au plus près sur la caisse, de tracer puis de découper les contours le plus précisément possible, et la soudure en est d'autant facilitée.
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:11 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Une fois la pose de cette pièce achevée, il était temps de passer au retour de plancher arrière. Une longue pièce, mais une pièce assez simple. La principale difficulté étant de la galber au bon rayon, je me suis servi d'un tube serré dans l'étau et d'un maillet de bois pour débrider le métal. Ces pièces sont réalisées dans de la tôle de 1mm, ce qui leur procure une bonne rigidité mais permet tout de même de les travailler confortablement.



Une fois le plan rabattu, le résultat est le suivant :



On positionne, et lorsque le montage semble harmonieux, on pointe et c'est parti pour la soudure...



ça avance !!!

Le pied milieu (ou plutôt la partie avant du pied arrière puisque la coccinelle est une deux porte !!!) n'était pas mieux que le reste. J'ai formé le prolongement de la doublure dans une longue tôle que j'ai simplement pliée au niveau du contact avec le bas de caisse et que j'ai rayonnée sur le haut pour retrouver ce qui restait de la tôle d'origine. Il m'a fallut allonger l'avant de la pièce pour rattraper la partie endommagée de l'encadrement de porte. Par la suite, on verra que le côté gauche n'avait rien à envier au droit ;-)



J'ai ensuite confectionné une équerre pour réparer la doublure verticale qui avait bien souffert et je suis passé au plancher arrière qui a demandé une pièce intéressante à réaliser.
On ne le vois pas très bien sur ces images, mais les soudures sont évidemment effectuées en bord à bord, ce qui les rend très discrètes après meulage.



Cette pièce est délicate dans la mesure où elle combine deux rayons de contacts, celui du passage de roue et celui du plancher, tout en nécessitant une lèvre pour assurer la soudure avec le passage de roue. Je suis parvenu assez rapidement à obtenir une pièce qui me convenais bien, mais je n'ai pas suffisamment de capacités pour y ajouter la lèvre dans la foulée :-( J'ai donc triché (je sais, c'est pas bien) en ajoutant cette lèvre par soudure ! Surprised





Bon, après tout, je l'ai trouvée pas mal, cette pièce... Si la nouvelle fait pas la Une du Dauphiné ma conscience devrait s'en sortir :-)))

Quelques réglages, pointages et soudures plus tard et j'ai obtenu ceci :





L'avant est bien avancé, l'arrière aussi, et avant de continuer le travail, il va falloir passer à l'étape du montage du bas de caisse (également appelé longeron sûrement parce qu'il ne s'agit pas d'une coque autoporteuse, mais d'une caisse sur chassis).
Le montage a été rendu difficile à cause de l'embouchure de la canalisation de chauffage, mais, après quelques renseignements pris auprès du fournisseur, nous avons supprimé cette embouchure qui ne correspondait de toute façon pas à l'ouverture pratiquée dans le caisse.
J'ai commencé par pointer l'avant, puis j'ai utilisé le banc de contrôle pour caler l'arrière au plus près. J'ai ensuite pointé l'arrière puis remonté les portes pour m'assurer d'une correcte régularité des jours.









Après m'être assuré que tout se présentais très bien (merci la coccinelle ;-) ) j'ai entrepris la soudure définitive du bas de caisse sur le tablier avant, sur le pied avant, le pied arrière et le renvoi du plancher arrière... A ce stade, le toit du garage pouvait rien s'effondrer, le côté droit ne risquait plus rien ;-)))
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:12 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Pour la coccinelle, en revanche, c'est bien sympa. Mais il reste le bas de l'aile arrière à réparer et j'ai formé la pièce dans une tôle de 1mm. La règle voudrait que je me contente du 0.8, mais à 2 dixième près j'obtiens un plus grand confort à la soudure et c'est important pour moi ici ;-)



C'est amusant parce que cette pièce est la première que j'ai réalisée pour l'arrière droit, et c'est la dernière à être soudée ! Quand je vous dis que c'est la première fois que je touche une coccinelle ;-)
Cette pièce est rendue compliquée par le fait que les arêtes sont fuyantes, mais en y faisant un peu attention, on parvient vite à un bon résultat car ce n'est finalement que du pliage !
Jai commencé par la pointer sur le montant du pied arrière puisque c'est cet endroit qui conditionnera l'alignement du reste.



Il est ensuite temps de pointer le bord à bord en prenant soin de bien détendre chaque point pour éviter les chevauchements de tôle, puis, une fois ce pointage achevé, j'ai bridé l'ensemble en bouchonnant le bas avant d'entreprendre la soudure définitive du bord à bord.





Je suis bien sûr tombé dans quelques pièges, comme le décalage du bas de la porte...



...mais c'est le métier qui rentre et tout est rentré dans l'ordre suite à quelques retouches rapides...
La véritable difficulté de l'opération se situe au niveau de la soudure bord à bord qui, étendue sur plusieurs dizaines de centimètres, déformera immanquablement le panneau si de nombreux planages ne sont pas apportés au fur et à mesure de la soudure.
En ce qui me concerne, j'ai même meulé chaque cordons avant de continuer, ceci afin d'être sûr de la qualité de mon support.

Il n'y a maintenant plus grand chose à faire sur l'arrière droit, sinon lier le panneau au passage de roue...
Et c'est finalement tout simple ! Sauf que les deux côtés étant inexistants, je ne savais pas du tout comment travailler ça. C'est dans ces moments qu'il est important de réfléchir un peu et de prendre son temps. Une prolongation du plan de fixation de l'aile, puis un retour tout simple jusqu'au plancher, et le tour est joué... Mais ces deux pièces se combinent sur des niveaux différents et j'ai avancé avec prudence !
Le retour est évidemment la première pièce à travailler puisque sa soudure serait rendue très compliquée avec le plan en place; ça tombe bien, c'est la pièce la plus simple ;-)



Juste une petite tôle soudée au niveau de la courbure.

Le plan est d'une forme un peu plus complexe puisqu'il doit suivre la courbure de l'aile et intégrer l'écrou de fixation inférieur. J'ai préparé la pièce avant d'y souder l'écrou suite à un montage à blanc.



Un peu de soudure et de meulage et tout commence enfin à bien prendre forme à ce niveau.




_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:13 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Le meulage est une opération ingrate. Il y a du bruit, des projections, ça pique... Mais j'ai trouvé la parade idéale pour ça : je fais bosser mon père !!! Laughing
Ah ! la jeunesse !



Un peu plus sérieusement, il reste maintenant à monter le branchement de la conduite de chauffage dans le plancher. Pour ça, nous avons récupéré l'ancienne qui se tenait assez bien et j'ai percé à tâton pour obtenir un passage le plus ajusté possible afin de limiter la soudure. D'origine, ce manchon est serti. je me suis dis que ça pouvait être une bonne idée de souder en arrière du sertissage, ce qui donne l'illusion que la logique est respectée ;-)



Ou un peu plus large :



L'arrière droit est terminé et il est temps de se pencher à nouveau sur la tôle inférieure de fermeture du passage de roue AV D. Je l'avais laissé tomber, le temps de fixer le longeron et, du coup, ça ne s'est pas fait tout seul ;-)



Le pièce est assez simple, si l'on excepte le retour avant et la courbure à prévoir.



Le bas est percé en prévision du bouchonnage sur le longeron et j'ai pointé le haut après m'être calé sur l'avant. J'aurais pu commencer le pointage sur l'avant, ça m'aurait même facilité la tâche...



Une fois le pointage terminé, j'ai bouchonné le bas, ce qui a définitivement bridé la pièce et m'a permis de souder confortablement.





Un peu de meulage, de finition, et ça devrait passer avec un poil de mastic et l'antigravillon ;-)



Mon père s'est penché sur l'arrière pour protéger les tôles durant la 'trève' hivernale... Un petite préparation sans mastic, juste un ponçage et l'impression.



Ce qui est amusant, c'est de comparer les deux arrières...



Sur cette photographie, je me dis qu'on a pas perdu notre temps !!! :-))
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:15 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Super ! En plus, j'ai un mois ou deux pour faire le boulot... et j'aurais le droit à un p'tit tour. T'es vraiment trop bon Waaazzzaaa. Mais tu vois, ça aurais été avec plaisir, sauf qu'en faisant ça, j'ai peur d'abuser de ta gentillesse... Laughing Wink

Allez, c'est pas le tout... Sur celle de mon père le côté droit est bien revenu, reste plus qu'a s'occuper du gauche :ouin:









C'est assez amusant, mais ce travail qui m'a pris plusieurs semaines à droite a été réalisé en quelques jours à gauche. Pourtant l'état des deux côtés était identique, de même que le boulot. Et c'est justement ce qui a facilité tout ça ! En sachant où j'allais, je pouvais avancer en réfléchissant beaucoup moins... Un sacré gain de temps !!!

Évidemment, pour vous, ça fera un peu déjà vu, mais j'ai pensé à faire plus de photos des différentes opérations et vous aurez certainement quelque chose à vous mettre sous la dent quand même ;-)

Pour l'embout du chapeau de gendarme, j'ai commencé par trancher dans le vif à le recherche d'une base saine en vue de la soudure.



La face avant du chapeau peut être amputée aussi loin qu'on le désire car la forme est plate, avec tout au plus un pliage pour retrouver la cornière d'origine (et la rigidité). Il suffit juste de la prévoir un peu large pour accueillir la doublure.



Reste maintenant à former cette doublure. La pièce est marquée à la pointe à tracer, puis posée sur l'étau (c'est tout ce que j'ai à ma disposition)pour la découpe.



Le pliage est lui aussi effectué à l'étau à l'aide d'un maillet de bois, ce qui évite de laisser trop d'impacts résiduels.



Contrairement au côté droit, j'ai pensé à souder le renvoi de courbure avant montage... ça m'a évité de me coucher et d'en prendre plein la gu... figure ! Crying or Very sad



Un peu de meulage et quelque retouches, et y a plus qu'à...



Si la pièce est correctement réalisée, le positionnement et la soudure ne posent pas de problèmes. Évidemment, il faut s'assurer de tout ça par un montage à blanc, mais c'est le genre de chose qu'on ne néglige pas ! ;-)



tout se présente bien, donc on pointe !



Un peu de soudure et de meulage, et c'est fini !
Je n'ai pas bouchonné le plan, mais je me suis servi des rainures de la courbure pour assembler le bas... c'est largement suffisant ;-)


_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:18 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

L'arrière gauche est tout à fait dans le style du reste... Pour un peu, on en redemanderait presque ;-))





On commence par tailler dans le vif avant de poser le longeron provisoirement, pour vérifier qu'il reste un petit espoir ;-)





Heureusement, la découpe du passage de roue est moins étendue qu'à droite. Du coup, l'allongement sera beaucoup plus rapide à obtenir et la pièce trouvera plus facilement sa place. Pour cet allongement, je n'avais ni tas sur pied, ni olive, mais on a trouvé un vieux pressoir à olives (des vraies cette fois), et je me suis servi de l'axe comme support à frapper... C'était original, mais efficace !
Une fois fini, ça s'est pas trop mal présenté :



A nouveau l'étau et un passage au tube pour le retour du plancher et, déjà, le coin commence à retrouver un aspect plus... mieux ;-)







Il reste encore quelques courants d'air, mais dans le prochain post, vous verrez qu'on ne leur a pas fait de cadeaux ;-)


Comme promis, on rebouche les trous, histoire de faire plus sérieux !
Je commence par tailler une petite tôle aux dimensions et je lui donne la forme à l'aide d'un carton qui me sert de gabarit.



Comme pour l'autre côté, je n'ai pas cherché à rabattre le plan de soudure car... je connais mes limites ;-)
Je l'ai donc débité à part...



puis j'ai assemblé les deux par soudure... Surprised



Le plan est ensuite percé en vue du bouchonnage, et le plancher est découpé au plus juste pour accueillir l'ensemble. Un petit pointage pour indiquer qui est le maître et on soude.





On a jamais été aussi près !!!

Laughing

La suite du travail impose le montage définitif du longeron. Les bases avant et arrières sont suffisamment avancées pour l'accueillir sas problème, mais encore faut-il qu'il soit en place avant soudure ! J'ai donc positionné ce longeron avec l'aide su banc de contrôle réalisé au début de la restauration.

Le point AR-D :


Celui AV-D :


L'AV-G :


Vu de dessous :


Le banc ne doit pas forcément être complètement vissé, il suffit juste que les vis se fixent à la main sans forcer...
Au moins, j'ai la certitude que les trous tomberont en face lors de la pose de la caisse sur le chassis... C'est fou ce que ça rassure ;-)

Du coup, j'y vais franco !



Le longeron est en place, on peut commencer la reconstruction du reste... ça tombe bien, il manque un petit morceau de quelque chose, et ça fait un peu tâche... ! :ouin:



mais il faut bien reconnaître que je gagnerai du temps à monter la pièce en deux parties... La première ressemble à ça :



et les deux assemblées donnent une pièce qui se présente pas trop mal :



Une fois soudée, c'est déjà plus propre et la jonction rigidifie le coin sans demander de pourboire...



Allez, on ne s'arrête pas en si bon chemin et je ferme dans le prolongement.
La tôle est simple mais, comme le reste, ça doit rester le plus précis possible pour faciliter la pose.



Un pointage, la soudure et un minimum de finition et la coccinelle se fait encore un peu plus guillerette...



Merci pour ces commentaires, ça fait toujours plaisir ! Smile

Un petit post pour la dernière tôle de fermeture AR-G.



Cette pièce n'est pas plus compliquée que les autres, mais la difficulté se trouve dans la qualité de la soudure à réaliser. On l'oublie souvent, mais une belle soudure est... facile à meuler !!! Et lorsque la soudure se trouve dans de petits coins, le résultat final en souffre quelquefois, surtout si l'on ne dispose pas de la fraise adéquate ! En ce qui nous concerne, vu le prix de ces petits outils, ont a préféré faire un peu plus attention à la soudure ;-)



Voilà ! les quatre coins intérieurs sont achevés, ou, du moins, le gros du travail est bouclé. Mais maintenant, un cap psychologique est à franchir : le retrait des renforts... quatre bons coups de tronçonneuse et on peut à nouveau circuler dans la coque sans se faire des bleus à tout va !!! Un vraie révolution, non ?!? Laughing



La réparation des pieds arrières nécessite un travail plus compliqué qu'il n'y parait, du moins en rapport de la tâche à effectuer. Les plis et replis sont nombreux, et les courbures et renvois divers n'arrangent rien... Je ne suis d'ailleurs pas vraiment satisfait du résultat et il ne serait pas étonnant que je reprenne un peu ça d'ici quelques jours. Mais voyons ça de plus près ;-)

La corrosion a condamné l'endroit à un remplacement pur et simple, je ne me pose donc pas trop de question et je taille dans le vif le moins haut possible, mais en recherchant tout de même un support relativement sain pour la soudure.





Je suis parti du principe qu'aussi bas, la courbure de l'aile ne devait pas être bien marquée et je ne m'en suis donc pas soucié... La pièce donne ça :



Puis ça une fois le retour soudé :



Un peu de préparation, d'ajustage et de soudure et voilà le travail :





Comme on peut le constater, la courbure que j'ai négligé ne se fait pas oublier ! Ce n'est pas grand chose mais si ça me dérange de trop je ferai chauffer le disque fin pour rétablir l'ordre ;-)

Le bas d'aile arrière gauche finira le boulot, mais c'est une pièce assez difficile qui réclame un bel ajustage pour bien s'intégrer entre la porte et l'aile arrière. Pas de OneAgain sur ce coup là !!!

Je commence par bien m'imprégner de l'ambiance... Mmmm, ça fleure bon le courant d'air !



Puis, suite à un repérage et quelques traçages, je commence à plier ma tôle sur mon étau fétiche.



Les plis sont marqués progressivement en trois passes pour éviter l'allongement qui courberait immanquablement la pièce.
L'emplacement du marchepied est fuyant, il est important d'en tenir compte !



une fois prête, l'engin a cette forme :



Je me suis servi de cette pièce pour tracer la découpe du panneau et je l'ai ensuite pointée lorsque tout se présentait au mieux.



Mais un rapide montage de l'aile à vite révélé que le travail allait devoir être peaufiné de ce côté. En effet, le jour était limite, limite, et il est hors de question de se contenter d'à peu près lorsqu'on restaure un véhicule à partir de tôles 'maisons' sur ce genre d'emplacement.



Mais pour l'instant, je continue et vue de derrière... ça ne ressemble pas encore à grand chose ! ;-)



L'origine voudrait que je travaille avec du 0.8, et j'avais le choix car mon père s'est procuré deux feuilles aux épaisseurs 0.8 et 1.0. J'ai pourtant préféré la tôle de 1.0 qui est moins sujette à la déformation par allongement et beaucoup moins sensible également à la déformation par soudure ! 0.2 de différence c'est pas grand chose mais le gain à ces niveaux est considérable. Bien sûr, au niveau du formage c'est plus nerveux, mais pour ce que j'ai fais ici ça ne m'a pas gêné beaucoup... finalement, c'est jamais que du pliage, ou presque ! ;-)

Pour en revenir au travail, les pièces se suivent et ne se ressemblent pas...



A cet endroit il faut y aller petit à petit et dans l'ordre, mais ça avance vite.



Et une fois la dernière pièce soudée, tout est rebouché avec une belle tôle toute neuve qui donne confiance (vu la qualité de celles de l'époque...) ;-)



Un autre montage rapide, quelques retouches assez importantes car l'alignement faisait le piquet de grève, et notre aile retrouve sa place sans se faire prier... Chouette !


_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:20 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

C'était le 25 novembre... dans une grosse semaine nous allions abandonner l'ardèche pour les Alpes et la saison d'hiver. L'objectif était de pouvoir reposer la coque sur le chassis pour l'hivernage et... le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on étaient synchro Laughing



Avec mon frère, Neyod (la Fiat 500 c'est à lui) :



et mon père, Guy (la... ben oui... la coccinelle c'est à lui)



Grâce au banc de contrôle, les fixations n'ont posé aucun problème de juxtaposition... Sympa, les trous sont en face !
Mais nous n'avons pas vissé la caisse car il reste encore du travail...
Et justement, c'est la magie du Net, nous sommes aujourd'hui le 30 Avril, la saison est achevée et nous sommes de retour !!! La coccinelle a été surveillée de près par mon père durant l'hiver et tout se remet en place pour continuer la restauration en direct-live s'il vous plaît :clap:
Le rythme des posts sera plus lent à partir de maintenant, mais vous saurez qu'on y est et que toutes les infos vous seront communiquées au fur et à mesure. N'hésitez pas à intervenir, ce sera beaucoup plus facile de répondre maintenant que nous sommes sur place !

Une petite journée passée en compagnie de la convalescente ! Après 6 mois d'interruption, ça faisait plaisir de lui tailler à nouveau dans le vif ;-) Le temps de prendre ses marques, de retrouver les outils bien rangés par mon père et hop, on saute sur le boulot.
Depuis quelques jours, mon père a entreprit de décaper la coque pour supprimer la multitude de couches de produits divers accumulés depuis des années. Malheureusement, les décapants spécialisés sont aujourd'hui difficiles à trouver et le travail est long...



Le coin avant gauche était resté en l'état et j'attaque par là. Beaucoup de travail à cet endroit car le pied avant est très touché, mais je décide de commencer par la tôle intérieure pour me refaire la main.



Pas de quartier ! c'est pourri ici aussi et je découpe proprement le morceau avant de le reformer dans une tôle neuve.



La seule difficulté est le retour courbé, mais la pièce est de petite taille et, si l'on prend la précaution d'y aller progressivement, ça se forme relativement bien à l'étau.



L'ajustage est assez rapide et je pointe dans la foulée. Finalement, j'ai augmenté l'intensité du semi et la soudure est plus régulière; faut du temps pour les apprivoiser ces p'tites bêtes ;-)



Une fois soudé et meulé, je trouve le résultat correct. Sur la photo le bord n'est pas encore rabattu mais c'est fait...



Je peux maintenant passer au pied avant... Une tôle très complexe malgré sa petite taille, mais on verra ça au prochain post !

La réparation de la tôle inférieure du pied avant gauche est le genre de travail devant lequel je suis resté un moment... dubitatif. Tout était à reconstruire et même si la pièce est petite, sa forme complexe demande à ce qu'on y réfléchisse un bon moment.



A l'évidence, je ne pouvais pas la réaliser d'un seul tenant et, quitte à assembler, je suis parti de l'intérieur jusque l'extérieur en apportant à chaque étape soit un pliage, soit une nouvelle tôle soudée. Pris comme ça, ça s'est pas si mal déroulé.



J'ai commencé par le profilé principal avant de souder le retour dans lequel j'ai découpé la fente destinée à laisser passer la charnière inférieure de la porte gauche. J'ai ensuite replié cette pièce pour suivre les retours d'origine sur l'extérieur et j'ai comblé par éléments soudés les vides qui apparaissaient immanquablement au cours de l'opération.
Au cours du montage à blanc, j'ai pu tracer l'emplacement des perçages et je suis arrivé à ça :



Le pointage n'a pu se faire qu'au cours d'un montage avec la porte en place car la position de la pièce se fait au millimètre près tant la place est comptée... Mais une fois positionnée, le reste n'est plus qu'affaire de soudure... comme d'hab ;-)



En cours de finition, c'est toujours réconfortant de monter à nouveau la porte et de constater que ça fonctionne !



Dans la journée, ça a bien avancé, mais je n'ai pas pu terminer cette pièce car les aiguilles tournent et j'avais autre chose à faire... Mais elle ne perd rien pour attendre et la prochaine fois j'y fais sa fête définitivement :-))
_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:24 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Avant de passer à la tôle de fermeture du passage de roue, je dois refermer l'extérieur du pied avant.



Le problème ici, vient du fait que les deux pliages sont courbés. Ce sont des pliages peu marqués, mais la courbure déforme la tôle et il faut y aller avec... douceur ;-)
Je commence par découper une tôle aux dimensions supérieures à celle souhaitées (un peu de marge peut toujours servir !) et, une fois la première courbure tracée, j'effectue le retour extérieur du pied avant par pliage. J'ai également pris la précaution d'entailler la pièce à la base du tracé pour débrider la pièce au maximum et, ainsi, soulager un peu la mise en forme des courbures. En effet, ce n'est pas la peine de former de la tôle qui sera repliée par la suite ;-)



Je commence léger et, à chaque tracé... Une découpe ;-)



Il est important de revenir souvent sur la caisse pour s'assurer d'un angle correct pour chaque pliage, mais, finalement, ça semble bien parti !



Une fois les courbures bien marquées, je rabat le bas pour assurer la jonction avec le bas de caisse.



Il est temps d'un montage à blanc pour vérifier les alignements, mais aussi pour déterminer précisément l'emplacement de l'écrou de fixation d'aile. Une fois ceci fait, je soude l'écrou.



C'est fait ! Il ne reste plus qu'à faire en sorte que la pièce tienne bon sur la caisse ! ;-)
Un bon pointage avant la soudure...



et je repose l'aile une nouvelle fois... on sait jamais !





Tout se présente pour le mieux... C'est parti pour la soudure !



Un peu de meulage et de préparation et le tour est joué ! Smile



Je peux maintenant attaquer la fermeture du passage de roue.
Il s'agit d'une pièce assez grande, une réparation impressionnante alors qu'elle est finalement beaucoup plus simple que ce qui a été fait sur le pied avant. Et c'est tant mieux ! ;-)
Je commence par découper une tôle de 1mm aux dimensions nettement plus larges que ce que me donnent les mesures. En effet, il suffit d'un pliage de biais et l'on se retrouve vite avec du métal manquant !



Ensuite, je forme l'arrondi rapidement en prenant juste soin de ne pas créer de nerfs. Il vaut mieux s'y reprendre plusieurs fois plutôt que d'obtenir des marques de plis disgracieux. Ceci fait, je rabats le bord une première fois (de biais, heureusement que j'ai prévu de la marge) sur l'étau à l'aide du maillet de bois.



L'avantage du maillet, c'est qu'il ne marque pas la tôle et que l'élasticité de sa matière empêche l'allongement lors des frappes directes.
Il ne reste plus qu'à rabattre une seconde fois pour obtenir le retour et la pièce est formée !



Une fois cette tôle ajustée à des dimensions à peu près correctes, je l'applique sur la caisse pour en tracer le contours et je découpe afin d'obtenir un accueil le plus précis possible. Une grande partie du travail de soudure est déjà réalisée si cette ajustage est bien travaillé !



Ensuite, la tôle est pointée en commençant par l'avant car j'évite de répéter les erreurs du côté droit ;-))
Comme vous le constatez sur l'image (c'est vrai que c'est petit), les 4 points de pointage sont aplatis... En effet, ces points, en refroidissant, tirent obligatoirement la tôle et ceci fait que l'arrière se relève d'une manière assez sensible, occasionnant le chevauchement des pièces, ce qui empêche la poursuite de la soudure. C'est tout à fait normal et pour contrer cet effet, il suffit de placer un tas derrière le point et de le marteler (avec un marteau métallique, pas de maillet ici)pour allonger le métal et, ainsi, rattraper la rétreinte... Tout simple, mais faut y penser ;-)



Une fois les points finis, on passe à la soudure et, pour le coup, elle s'est très très bien déroulée ! Je commence à prendre le poste en main et c'est vraiment agréable.



La tôle, vous l'avez remarqué, a été percée aux endroits de bouchonnage. Ces perçages n'ont pas d'emplacement vraiment déterminés, sauf pour les verticaux évidemment, mais il est bon qu'ils soient disposés régulièrement. Je profite d'être en bons terme avec le semi pour en rajouter une couche à ces endroits.



Reste l'avant et l'arrière... je commence par l'arrière.
La tôle était un poil courte malgré les précaution du départ. Mais je ne me suis pas inquiété car il y avait de la place pour assurer la jonction et je me suis fais plaisir avec la torche...



Voyons ce que ça donne derrière ! Il y a intérêt à ce que ce soit bon car je me voit mal corriger ça ;-)
Mais ça va... tout est bien en place et les jours me conviennent très bien.



Voilà... entre ça et le pied avant, la journée a été bien remplie et il faut en laisser un peu pour la prochaine fois :-))

Lundi 25, j'ai passé la journée au chevet de la malade et j'ai commencé par terminer le travail de la semaine dernière.



Il restait l'embout de la fermeture à souder et l'ensemble des soudures à meuler...



Ce n'est pas l'aspect le plus passionnant du travail. Le meulage est bruyant et les projections sont parfois très désagréables... Mais cette étape doit pourtant être effectuée avec autant de finesse que les autres sous peine de gâcher le résultat !



Et on n'oublie pas les intérieurs...



Maintenant que l'avant est bien parti, je retourne à l'arrière gauche, pour m'occuper du renfort de passage de roue.



Cette tôle était pourrie malgré son épaisseur, mais le fiat qu'elle soit simplement posée sur le passage de roue permet aux projections de s'y infiltrer et d'y rester... donc ça pourrit CQFD ! Donc on répare... reCQFD :-(

Je pars évidemment sur de la tôle de 2 mm, ce qui ne doit pas être loin de l'origine, et je découpe le morceau après l'avoir ébauché avec une simple feuille de papier (j'ai posé la feuille sur le passage de roue, et j'ai tracé ce qui me convenait !



La pièce est simplissime puisque ce n'est qu'une tôle légèrement courbée. Seulement voilà, c'est du 2... et pour jouer avec du 2, il faut être sénateur de la californie ! J'ai donc employé les grands moyens, mais, immanquablement, j'ai pas mal marqué la pièce... Ce n'est pas bien grave, c'est derrière et recouvert d'une bonne couche d'anti-gravillon (j'aurais fais plus attention dans le cas contraire) ;-)



La pièce est découpée, reste à la percer pour le bouchonnage, ce qui demande une bonne perceuse dans cette épaisseur.



Une dernière vérification rapide et je pointe.





La difficulté de ce bouchonnage réside dans le fait que le support est beaucoup plus fin que la pièce. Il faut donc pouvoir fusionner la 2mm sans percer complètement la 0.8 du passage de roue ! J'ai rencontré le problème avec le chassis et j'en garde de mauvais souvenirs.



Pour le coup, ça s'est pas trop mal passé mais, comme on le verra dans le prochain post, j'ai préféré poser un cordon sur l'avant.

Mais, comme tu as pu le constater, il manque le retour inférieur qui, pourtant, possède une fonction à ne pas négliger !
N'ayant pas été capable de l'intégrer lors de la réalisation de la pièce, je l'ai rajouté par la suite, de la même façon que pour le côté droit.

J'ai commencé par plier une tôle de 2mm à l'étau...



Et je l'ai ensuite retaillée pour l'adapter aux dimensions correctes.



Un petit pointage pour la positionner :



Et on passe à la soudure qui, même si c'est invisible, ou presque, doit être parfaitement réalisée. En effet, ce retour rigidifie la zone et il est normalement plié d'origine. Il n'est pas là pour décorer et, en le rajoutant, je me dois de lui communiquer une résistance suffisante !



Désolé pour la soudure, mais j'avais déjà meulé quand j'ai pensé à prendre une photo :-(

Une autre facette du travail effectué sur cette coccinelle, c'est le décapage complet de la coque. En effet, les couches de produits divers se sont accumulées durant les années et repeindre là-dessus serait une... hérésie ;-) Les familles de produits ne se tolèrent que rarement, certaines couches n'ont plus beaucoup d'adhérence, bref, ou l'on revient à la tôle, ou on joue avec le feu en terme de tenue dans le temps pour la peinture... Et nous, le feu, ça nous brûle, on aime pas ça !!!
Mais ce qui est simple à dire l'est beaucoup moins à réaliser. Mon père s'est chargé de cette opération et il a fait un super boulot ! Tout y est passé et on est aujourd'hui à la tôle nue sur la totalité de la coque. C'est loin d'être évident car un décapant n'est efficace que sur sa famille de produit et les couches étaient toutes différentes... Vu qu'il est très difficile de trouver les décapants correspondant (en plus c'est cher !), il faut gratter ce qui a juste été un peu ramolli... Un travail de Titan que mon père à mit plusieurs jours à réaliser avec les gants et le masque.
Un grand coup de chapeau à lui !
Et sur ces photographies, le travail n'était pas encore achevé !






_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:27 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

Les renforts de passage de roue sont terminés, mais les fixations ne sont plus que des souvenirs rouillés et je m'y attaque dans la tôle de 2mm.
Ces fixations ne sont pas bien compliquées et je commence pas un traçage au papier sur une feuille que mes filles ont laisser traîner (Titi, c'est mon père ;-) ).



La même chose une fois débitée à la tronçonneuse :



Un petit tour à l'étau pour le pliage qui commence par les deux plans de soudure.



Je rabats les deux côtés pour obtenir un 'U' Et la pièce ressemble déjà à ses aïeules !





Ensuite, pour renforcer le plan d'attache, je découpe un simple rectangle que je replie en deux et que je fixe par soudure.



Une semaine est passée depuis et, pendant ce temps, mon père à réalisé la seconde... plus belle que la mienne ;-)



Mais il n'est pas encore possible de les fixer car il manque les entretoises caoutchouc et il nous faudra être certain de la position de la caisse sur le chassis... Pas grave, on a le temps !

Pour avancer l'arrière gauche, il reste à fixer le tube de jonction du chauffage dans le retour du plancher.



Ce n'est pas très compliqué ! Il s'agit surtout de bien placer le tube sur son axe...



... et de charger au semi-automatique pour remplir l'espace.



Evidemment, le tube accuse le poids des années et, de temps ne temps, il laisse un peu trop filer la soudure. Mais c'est sans importance car avec un poil moins d'intensité on récupère ça facilement et... ça le renforce ;-)

Un bon meulage par la suite, quelques retouches et finitions, et c'est présentable !



Maintenant, il reste à fixer les cartouches, ces espèces de silencieux entre le plancher et le longeron, et dont on peut se demander à quoi ils peuvent bien servir...
Mais voilà, sur les deux, il nous en manque un !!! Et impossible de retrouver ça sur les catalogues ou les distributeurs... Pas de pièce ? Et bien on se retrousse les manches et on taille la tôle ! C'est une opération très intéressante que je vous ferai découvrir dans le prochain post ;-)

L'étape qui se présente maintenant consiste à relier l'arrivée de chauffage du compartiment moteur jusqu'au longeron. Les bouches sont placées mais il reste à poser les tubes de chaque longeron et de fixer les cartouches entre ces deux positions.
Mais, dans la mesure où l'une de ces cartouches a disparue et qu'il semble très difficile de s'en procurer une neuve, je m'attaque à la basse besogne de la copie... Surprised

La pièce à réaliser est la suivante :



Sur le coup, ça semble tout de même un peu compliqué, mais il ne s'agit finalement que de deux coques arrondies assemblées par un sertissage très simple...
Je commence par découper deux tôles (les deux parties) aux dimensions un poil plus larges... Mon habitude ! Ce ne sont pas des carrés, mais peu s'en faut ! J'ai utilisé de la tôle de 0.8 car il m'a semblé que le formage en serait facilité, mais de la 1mm aurait finalement fait aussi bien l'affaire.



Ensuite, je ressort mon tube magique et, en faisant très attention de créer le moins de nerfs possible, je leur donne une forme arrondie la plus proche de l'original.



Mais je tiens quand même à obtenir quelque chose de correct et je cherche donc un gabarit circulaire à la côte pour contrôler... Ce que je trouve sous la forme d'un disque à tronçonner usagé qui fait pile poil le bon diamètre ;-)
(quand je vous disais pour le système D !!!)



Je fixe ensuite cette pièce à l'étau pour rabattre les deux bords. Cette opération déforme évidemment l'arrondi et il faut y revenir de temps en temps pour éviter la formation de mauvais plis.



Voilà... ça c'est fait, mais avant d'aller plus loin, je fais la même chose à la seconde partie. En effet, travailler une pièce est une chose, recommencer ce même travail sur une seconde en est une autre et on perd quelquefois sa motivation... Si je forme les deux pièces parallèlement, je garde tout l'intérêt intact et, donc, la qualité de réalisation ! C'est peut-être étrange, mais on est humain, pas vrai ?!? ;-)



Reste à courber les bords... Aie, ça se corse ! Mais finalement, l'opération va se révéler bien plus simple qu'il n'y paraît !
Je commence par former des saignées régulière à la tronçonneuse, ce qui me permettra de rabattre facilement les languettes.



Mais pour rabattre ces languettes selon un rayon régulier et adéquate, je fixe mon tas à rayon dans l'étau. Je n'aime pas ça car l'étau peut marquer le tas et ça, c'est comme pisser dans le bénitier : ça se fait pas !!! Donc je fixe, mais je ne sert pas plus que besoin. Dans l'idéal, j'aurais du placer deux feuilles d'aluminium entre le tas et l'étau, mais j'avais pas !!!



Je me sert donc de l'arrondi de l'extrémité du tas pour rabattre les languettes...



Logiquement, les languettes se chevauchent en se rabattant. Je remédie à ça avec un deuxième passage à la tronçonneuse, puis à une remise en ligne des languettes pour obtenir une surface homogène.



Ensuite, un petit coup de semi-automatique pour pointer les extrémités car il faut qu'elles soient bridées avant d'attaquer la soudure.



Ensuite, il suffit de réaliser les cordons de soudure, ce qui ne pose aucun problème ici car la tôle est neuve et tout est parfaitement accessible.



Vient ensuite le travail du meulage qui, on le devine, se doit d'être réalisé avec la plus grande attention car les soudures ne doivent évidemment pas se voir !!!



Reste à répéter l'opération de l'autre côté de la pièce et c'est fini pour la première moitié.



Voilà, c'était pas sorcier finalement ;-)

Je poursuivrai la réalisation de cette cartouche lundi, mais je vous laisse une petite photo de famille pour finir ce post ;-)



C'est lundi, on repart à l'attaque !

j'abrège pour la seconde partie de la cartouche car c'est la même chose que pour la première sinon que j'ai pensé à contrôler les côtes entre les deux pièces de temps en temps pour qu'elles soient le plus semblables possible... c'est un minimum !
ça donne ça :



D'origine, les coins des bords plats sont arrondis. J'ai hésité un peu mais j'ai préféré perdre encore un peu de temps là dessus car au delà du fait que l'aspect d'origine est tentant, il semble bien que cet arrondi ait une fonction de rigidification et ça vaut le coup d'y passer quelques temps.
Je commence par placer une tôle d'allongement entre les deux bords pour réaliser les deux coins en même temps (j'ai fais cette photographie alors que l'autre côté est déjà terminé... ça donne une idée de ce que je veux faire ;-) )



Je coupe ensuite cette bande de métal aux dimension et je la soude.



Puis je meule le métal superflu ainsi que les soudures et j'obtiens un supplément de matière dans lequel je vais pouvoir tailler à coeur joie mes petits arrondis...



Une fois cette opération finie, ça donne ça avant découpe :



passons aux embouchures... Mon père a déniché une tubulure d'échappement de Renault 25 qui correspond pile poil au diamètre recherché... Pas de scrupule, c'est pas le peu de Renault présent qui empêchera la coccinelle de rouler ;-)

Dans cette tubulure, je découpe deux demi-cercles que je forme sur cette même tubulure pour leur donner l'ouverture nécessaire.



Une fois en place, je les soude par l'intérieur. Sur cette photographie, on distingue un des coins arrondis... marrant, non ?



Evidemment, le plus simple pour que les bords des deux faces soient identiques, c'est de les positionner l'une sur l'autre pour découper !



et je profite des pinces étaux pour tailler des encoches de sertissage... rien de bien méchant ici non plus.



Les cartouches d'origine sont bourrées de laine de verre maintenue par un cylindre grillagé pour laisser l'air circuler par le centre... on s'est procuré ça...



et, après avoir appliqué une peinture haute température au pinceau, on a bourré nous aussi avant de refermer et de sertir la bête !



Voilà... on en n'avait qu'un, maintenant on en a deux et on peut continuer la restauration !



Reste que la bagatelle nous aura tout de même coûté plus d'une journée de travail... mais c'était vraiment intéressant à réaliser et, de toute façon, on avait pas trop le choix :-)

Nous y voilà, Guzzman... Effectivement, il y a bien un tube coudé qui reliera l'avant de la cartouche au longeron. Mais ce tube ne fait que relier et il pénètre très peu dans le longeron qui, lui-même fait office de tube !



D'origine, il y a effectivement un long tube dans le longeron, mais le modèle réparation n'en comporte plus de toute façon... Quand à celui d'origine, vu son efficacité relative et l'état dans lequel on le retrouve, ça ne donne pas envie de le remplacer !!!
Le problème avec la fixation de l'ensemble, c'est que l'ouverture pratiquée dans le longeron est diablement... généreuse !



Il faut donc remédier à ça en bouchant le superflu d'une façon ou d'une autre avant de souder le tube. En effet, le meulage est délicat dans ces parties, alors autant en profiter pour réduire l'opération tant que le tube n'est pas encore soudé.
Pour ma part, voyant l'étendu des dégâts, j'ai préféré boucher l'orifice et retailler à ma convenance ensuite.



Le reste est affaire de tâtonnements et de montages successifs pour parvenir à un ajustage convenable avant soudure, rien de plus. Et quand tout semble correctement en place, on a plus qu'à !


Pour fixer la cartouche à ses extrémités, j'ai juste réalisé trois ou quatre points au semi-automatique. Un petit meulage et ça reste relativement discret.
Reste à faire de même de l'autre côté et c'est fini !
Ce qui donne en vue d'ensemble :



La partie centrale de la caisse se porte beaucoup mieux aujourd'hui... On va donc la laisser tranquille un moment pour se pencher sur l'avant.
La coccinelle, à l'évidence, s'est vue déformée à l'avant comme à l'arrière par des chocs plus ou moins importants. Tout ça a été réparé mais c'est plus ou moins propre et juste ce qu'il faut en alignement... Mon père souhaitait qu'on arrange ça et je ne peux pas lui donner tort.



Je n'aurais pas non plus jeté la pierre à celui qui aurait juste maquillé. En effet, on arriverait à camoufler correctement avec un peu de produit, et, surtout, le travail de restauration s'annonce assez important tout de même.



Mais on a choisi la seconde option, alors on va pas bouder notre plaisir ;-)

Je commence par découper au plus près la joue d'aile sur l'avant. Je récupèrerai ça... ça devrait pouvoir se remonter d'une manière plus... académique !



Rien que pour séparer cette pièce de la caisse, j'ai bien pris plus d'une heure de tronçonneuse et de burin extra-plat... ça paraît pas, mais il est impératif de surveiller précisément chaque étape de la découpe pour pouvoir espérer récupérer la pièce tout en endommageant le moins possible le support !



Ce n'est pas évident à voir sur les photos, mais l'intérieur était vraiment 'rafistolé' et méritait que la tôle inférieure soit déposée elle aussi ! Admirez l'état de la lèvre sur la droite, et le renfort sur l'arrière, (que l'on ne voit pas sur l'image) est dans le même état !
Encore de longues minutes de réflexion et le disque tourne à plein régime pour aboutir à ça :



Et bien ça n'a l'air de rien, mais une fois débarrassé de cette tôle malade, tout devient d'un coup plus simple... On voit où tout ça va nous mener et on se dit qu'il n'y a plus qu'à !!!

Lundi soir, en sortant du garage, on pouvait penser que pas grand chose n'avait bougé sur la coccinelle... rien de bien impressionnant n'a en effet été fait ! C'est assez ingrat, mais la restauration d'un véhicule passe souvent par des phases longues et chian... et peu valorisantes :-(
Mais elles sont un passage obligé pour la suite... :-)
J'ai donc entrepris de nettoyer les restes des anciennes réparations.



meulage, redressage, quelques soudures également... ça avance et ça prend forme et cela, comme d'habitude, grâce aussi à des outils appropriés !



De temps en temps, lorsque le nettoyage prend un peu trop la tête, rien n'empêche de passer à autre chose de rapide, comme le remplacement de la lèvre sur la joue d'aile.
J'ai tronçonné les restes qui ne servaient plus à grand chose...



puis j'ai plié une longue bande métallique pour en faire la base en cornière de la lèvre.
un rapide ajustage et un petit coup de tronçonneuse pour assurer le pliage et voilà mon affaire !



Je prépare proprement mon plan de soudure et je perce à bon diamètre (7 ou 8 mm) pour préparer le bouchonnage.



Le principe est très simple : On perce puis on place la tôle à souder derrière... Du coup, on voit cette tôle par le trou ! Il ne reste plus qu'à bien faire plaquer la tôle et à remplir le trou avec la soudure. Si l'intensité est suffisante, la tôle sera fusionnée en même temps que le trou et le résultat sera largement équivalent (bien meilleur à mon sens) à une soudure de pointeuse.



Sur cette photographie, on voit bien la tôle neuve qui apparaît par les trous. Elle est maintenue par une pince étau car c'est un des impératifs de cette technique : les tôles à souder doivent être plaquée au plus près !



Voilà, c'est soudé. Le bouchonnage est une des techniques de soudures les plus utilisées en carrosserie... et il est important de la connaître et de s'en servir dès que possible.



Bon... c'est vrai que ça n'a pas beaucoup bougé, mais ça a tout de même bien avancé ! Et c'est plus propre ;-)

L'avant commence à se nettoyer doucement, et je passe maintenant au formage des tôles de remplacement.
Je récupèrerai ce que je pourrais mais l'arrondi inférieur de la jupe avant est bricolé et il sera plus simple d'en confectionner une nouvelle.



Je découpe deux rectangles de métal que je courbe sur le tube à l'aide du maillet de bois.



ça devient presque rengaine :-))



Mais je m'aperçois très vite que la chose ne sera pas aussi simple qu'il y paraît car je ne pourrait pas la fixer sur la tôle inférieure avant qu'elle même ne soit fixée sur la caisse tandis que tout dépend des flancs pour les alignements... Cool !



Bien, bien, bien... Sauf que cette partie inférieure a été autrefois soudée à la va-comme-je-peux, et qu'il me manque maintenant un petit centimètre pour la positionner correctement (sur l'arrête avec la découpe circulaire).
Je prends le temps de réfléchir, ce qui me permet de procéder à un montage à blanc de l'aile av-G pour me faire une meilleure idée de la chose.



C'est le moment de caler les jours, tout est accessible, je ne vais pas me gêner !





Un petit coup de semi-automatique et c'est assuré de ce côté.
Du coup, j'en profite pour tronçonner le bas... ce sera toujours ça de fait, je ne prends pas beaucoup de risques et j'ai enfin l'impression d'avancer ;-)


_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:35 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

J'en étais à la jupe avant dont le côté droit valait bien un poème lui aussi...



Les tôles soudées doivent être supprimées avant d'aller plus loin et je procède doucement par étape.
La première :



et la seconde :



C'est pas appétissant, mais la plupart de la corrosion est superficielle et je pourrais obtenir une base sympa pour commencer a reconstruire tout ça...

Mais passons à autre chose. Pour l'instant, je suis décidé, je vais rallonger la tôle inférieure pour lui apporter son centimètre manquant.
J'ai découpé les deux bandes de métal à rajouter.



Après m'être servi de ces bandes pour caler la découpe, je commence le pointage.



La difficulté ici, c'est la longueur de la soudure... Mais en préparant bien les tôles et en pointant régulièrement, ça se fait pas trop mal...



Evidemment, je commence à connaître un peu mieux ce poste à souder et c'est tout de suite plus facile ;-)
Les deux rallonges sont en place...



Il ne reste plus qu'à meuler et planer !



Voilà. je suis bien content d'avoir fait ça parce que c'est beaucoup de boulot pour vraiment pas grand chose et j'avais pas du tout envie Surprised
Mais c'est fait et je mets cette pièce de côté, elle ne devrait pas avoir trop longtemps à attendre ;-)

Cette tôle étant rallongée sur l'arrière, il reste maintenant à fixer les prolongements de l'avant. C'est assez délicat car tout doit bien tomber en face lorsque je souderai cette pièce sur la caisse et il n'y aura pas beaucoup de jeu pour tricher !
Du coup, les montages à blanc vont se succéder sans compter...



Je fixe la tôle sur la caisse le plus précisément possible à l'aide de pinces étau, puis je présente les embouts arrondis afin de les tracer pour préparer les découpes avant soudure.



Les plans de soudure latéraux étant endommagés, j'ai prévu des tôles de remplacement très larges afin d'en profiter pour réparer ça dans la foulée. Une fois sur l'établi, je fixe à nouveau les deux pièces avec les pinces et ça me permet de procéder précisément à la préparation de ces plans de joint.



Voilà, c'est pointé...



Évidement, je retourne sur la caisse pour un nouveau test qui se révèle heureusement concluant. ça ne se voit pas sur les images, mais ça tombe en face une fois la tôle relevée ;-)



Je passe rapidement à l'embout côté droit et il est donc impératif de monter l'aile pour caler l'ensemble. Du coup, avec la pièce pendante, on a presque l'impression qu'elle sourit, la coccinelle !!!



On prend les mêmes et on recommence...



Les tôles sont en place, et ça se soude tranquillement.



Il faut bien veiller que le raccord central soit aligné, mais tout se passe à l'établi alors c'est beaucoup plus simple.





Tout est soudé et ça tombe en face au montage. Il ne reste plus qu'à meuler proprement, mais c'est une opération qui va se révéler longue et fastidieuse car les soudures sont étendues et, même à l'établi, il faut être très prudent pour ne pas affaiblir les abords de soudure. On verra ça au prochain post ;-)

En attendant que je revienne, mon père à meulé les soudures et j'ai trouvé une jolie pièce toute rutilante, prête à être montée... cool, non ?



Le calage de cette pièce se fait juste au centre de l'avant. Un petit point qui permet de la centrer et de la maintenir pour caler, tracer et découper la lèvre arrière.



une fois que tout était prêt, j'ai pointé l'arrière. La tôle est fixée, je peux maintenant y travailler sans les pinces étau.



une dernière vérification pour voir si tout se présente au mieux et je poursuis le pointage sur l'avant.



Je repasse ensuite sur l'arrière pour continuer à pointer...



Ici, il n'y a pas d'ordre bien précis pour pointer, c'est un peu au feeling, comme on le voit venir !

Si ça intéresse quelqu'un, je pourrait vous donner quelques explications sur les réglages à apporter au semi automatique. Le notre, en tout cas, est celui-ci (on le trouve dans les magasins de bricolage !) :



Une fois le pointage achevé, la technique consiste à souder à la chaînette des petits cordons pour relier les points. Au fur et à mesure que la soudure avance, il est impératif de bien surveiller que les tôles restent bien alignées. En effet, si les tôles s'éloignent ou se chevauchent, non seulement la soudure est rendue plus compliquée, mais le meulage devient impossible et le résultat désastreux !!! Bref, en cours de soudure, ça donne ça :



et une fois fini, j'ai obtenu ça :





C'est sûr, il y a plus propre comme soudure, mais la tôle a déjà été travaillée, disquée, etc, et on n'y travaille plus comme avec l'épaisseur d'origine !

L'avant droit est l'étape suivante. je n'ai pas trop discuté avant de découper ce qui devait l'être, mais il faut remplacer tout ça maintenant.



La réparation se fera en deux opérations et la première consiste à former la tôle de l'extrémité. Ce n'est pas très compliqué, mais ce petit morceau de métal m'a tout de même pris quelques heures...
Je commence par tracer largement la forme en plaquant la tôle sur la caisse et en la marquant à la pointe à tracer. Ceci tout en prenant soin de laisser une bonne place à la future lèvre !



Je découpe ensuite cette tôle à la tronçonneuse en suivant le tracé



Puis j'entaille l'arrondi pour pouvoir rabattre la lèvre.



Une fois ceci fait, je pose la pièce à l'étau et je rabats mes bords au marteau (c'est une petite pièce, les bords sont courts et il est inutile d'employer le maillet !)...



Une fois la pièce conforme, c'est à dire les bords bien pliés et retaillés proprement, je la place sur l'étau et je soude les rabats de l'arrondi.



Un bon meulage des soudures et je place cette pièce sur la caisse pour déterminer l'emplacement de la vis de fixation d'aile... Et oui, faut aussi penser à ça, sinon c'est la surprise au remontage ;-)



J'ai monté l'aile, tracé l'emplacement à la pointe puis percé au bon endroit avant de monter le boulon serré avec la vis. Il suffi juste de souder ce boulon avec deux points de bonne intensité.



de l'extérieur, c'est très discret... Tant mieux ;-)



Il ne reste plus qu'a fixer tout ça ! Je maintient la pièce à l'aide d'une pince étau et je la pointe. Avant cela, j'ai pris la précaution de percer le plan de soudure (sur la caisse) pour me permettre de bouchonner.



Voilà, c'est soudé... je n'ai pas pris de photo, mais ça s'est passé comme d'habitude, avec un pointage régulier au préalable.
Sur cette image, les bouchonnages ont déjà été meulés ;-)



et une fois préparé convenablement, ça donne ça :



C'est pas une grosse pièce, mais c'est quand même du boulot ;-)



C'est bien avancé, mais il reste quelque chose à boucher encore... On s'occupe de ça !
Ce qui est intéressant, c'est que ces deux tôles, la précédente et celle qui vient, ont nécessité deux techniques de réparation complètement différentes... la première a été conçue méticuleusement à l'aide d'opérations de formage et de montages à blanc, alors que la seconde sera remplacée 'à la volée'. Rien à voir entre les deux techniques, mais c'est tout autant efficace pourvu que ce soit adapté à la réparation.

ça commence tout de même par un débit aux dimension dans une tôle vierge...



Mais la forme est donnée progressivement à la main en comparant grosso-modo avec ce qui est demandé par la caisse.
Ensuite, lorsque ça paraît un minimum convenable, je forme les lèvres de soudure.



Ce genre de pièce se pose très rapidement à la place qui lui est réservée et je l'ai pointée dans la foulée, avant même qu'elle ne soit parfaite, ce n'est pas un impératif ici.



Ensuite, le pointage se fait en guidant la pièce progressivement, centimètres par centimètres... Un point soudé et je dirige la tôle avec la main en peaufinant si besoin est les rayons de courbures au fur et à mesure. Evidemment, dans ces conditions l'appareil photo se fait oublier et je n'ai déclenché qu'une fois la soudure terminée...



L'arrière de la pièce n'était même pas plié lors du début de l'opération et je l'ai adapté à ses besoins lorsque j'y suis arrivé ! C'est juste une autre façon de travailler, c'est beaucoup plus rapide, moins académique, mais tout autant efficace lorsque c'est possible !



Voilà... c'est fini pour ce côté, il ne reste plus qu'un peu de meulage !


_________________
Kévin.


Revenir en haut
OranJina


Hors ligne

Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 443

MessagePosté le: Mer 25 Nov - 09:39 (2009)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen Répondre en citant

J'avais pensé vous faire profiter un peu de ce que j'ai fais en vous montrant comment je rebouche les trous parasites percés dans la tôle au fil des années par les anciens propriétaires... Si ça peut aider quelqu'un, alors tant mieux ;-)

La tôle gruyère est celle-ci :



Il s'agit de la joue d'aile avant gauche que je dois replacer après avoir restauré le bloc avant. Mais auparavant, il est normal de la remettre en état, c'est la moindre des choses !
l'intensité du poste doit être choisie suivant l'état de la tôle. en effet, celle-ci est souvent affaiblie par la corrosion aux abords d'un trou. Ensuite, on commence par 'toucher' un bord avec le poste à souder... juste un point que l'on laisse refroidir un peu, puis un autre juste à côté, etc... sur quelques millimètres :



On se trouve maintenant avec une base plus fiable pour continuer, on peut, si on le souhaite, augmenter l'intensité du poste pour obtenir une meilleure fusion.
A partir de là, on va s'appuyer sur ces points préliminaires pour progresser dans le rebouchage du trou, en étant prudent lorsque l'on s'approche des bords.



on progresse en allant d'un bord à l'autre, ce qui donne souvent cette allure de croissant à la soudure...



Il ne suffit plus ensuite qu'à poursuivre la progression jusqu'à atteindre le bord opposé du trou et achever ainsi la soudure. Lorsque l'on arrive à ce bord opposé, il est tentant de forcer un peu la dose, mais il ne faut pas oublier que l'on arrive sur une tôle fine qui peut s'affaisser rapidement et occasionner un nouveau trou ! alors prudence ;-)



Il ne reste plus qu'à meuler avec soin le surplus de métal de chaque côté de la tôle et le tour est joué !!!



ça prend un peu de temps, mais avec un peu d'expérience, ce n'est pas très compliqué ;-)

Avant de replacer la joue d'aile, il convient de poser la lèvre de retour gauche de la face avant. Elle n'existe plus depuis... longtemps apparemment !
Je commence par découper un pièce aux dimensions et au galbe identique.



Un petit pointage pour caler ça...



puis un pointage régulier suite au montage à blanc de la joue.



la soudure sur l'angle n'est jamais bien conseillée, mais en chargeant un peu pour une bonne pénétration on récupère par dessous l'affaiblissement du meulage.



Une fois soudée, on peu travailler un peu la pièce en perçant les trous de bouchonnage et les fenêtres de fixation par vis.



La joue d'aile est restaurée, correctement alignée, rien n'empêche plus de la fixer... Je la cale bien en place à l'aide d'une pince étau et je la pointe grace à un petit cordon de soudure.



Il était difficile de se contenter de simples points, car la joue est calée en tension entre les différentes tôles et il n'était pas impossible de la voir se décaler durant les opérations de soudure.



Dans la foulée, et parce que tout se présente bien, je poursuis le cordon...
Comme on peut le voir, j'ai fixé la joue avec les deux vis de fixation d'aile... c'est un détail, mais il est parfois très utile de se servir de ce qui est en place pour s'aider au travail, et on n'y pense pas toujours. D'ailleurs, j'ai galéré un moment pour trouver un moyen de rapprocher proprement les tôles avant d'y penser !!!



On peut voir sur cette image le placage correct des tôles en vue du bouchonnage, c'est toujours rassurant !



je passe ensuite à la soudure de l'assemblage supérieur qui ne pose pas de problème non plus... pourvu que ça dure ;-)



et enfin les deux lignes de bouchonnages pour finir de solidariser tout ça !



voilà... l'avant est beaucoup plus rigide ainsi !

Comme on peut le remarquer en faisant un tout petit peu attention, il reste un trou à boucher ;-) une pièce simple à réaliser, mais qui comporte une fixation d'aile.



Je commence par débiter une tôle aux dimension, puis je lui donne la forme adaptée en pratiquant à quelques essais...



ensuite je récupère l'ancien filetage sur la tôle pourrie



et suite à un montage à blanc avec positionnement de l'aile, je perce la tôle puis j'y fixe le filetage par soudure après l'avoir maintenu avec la vis correspondante.



quelques points pour placer ça...



Un peu de soudure...



Et il ne reste plus qu'à meuler tout ça au mieux...

Les supports latéraux de réservoir de carburant sont percés en plusieurs endroits...



Comme d'habitude, je découpe une tôle que j'adapte à la configuration, une simple cornière en l'occurrence ici !!!



Il faut maintenant supprimer l'ancienne pièce pour adapter la neuve. Pour cela, je tronçonne juste au dessus du pli dans la longueur et aux extrémités dans la largeur. Ensuite, il ne reste plus qu'à dépointer par la joue d'aile en perçant à travers tout sans soucis puisque le bouchonnage s'appuiera sur la nouvelle tôle. Mon père a d'ailleurs profité de l'opération pour passer une couche de protection...



Une fois tout propre, la tôle peut être pointée et soudée dans la foulée.





J'ai été un peu trop sûr de moi sur le coup et j'ai négligé le placage de la lèvre lors du bouchonnage... Ce genre de chose se paie cash au résultat et deux des points ne sont pas très beaux !
ça m'apprendra à faire le barbeau !!! :-(
_________________
Kévin.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:27 (2018)    Sujet du message: Restauration découvrable de 1957 (modèle 1958) by Franckdoyen

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OriginalBug Index du Forum -> Notre Passion -> Nos Projets Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 318, 19, 20  >
Page 1 sur 20

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky